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  • Photo du rédacteurSophia

L'utérus : son sang et ses révélations.

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femme en rouge dans l'eau

Ce qui nous est révélé par l'utérus lorsque le sang sacré arrive n’est pas nouveau.


En fait, tout est déjà là.


Que ce soient des douleurs spécifiques, des émotions fortes, un tempérament inhabituel; cette période de notre cycle mettra en lumière ce qui a besoin d’être vu et entendu. Ce qui demande notre attention, TOUTE notre attention!


Évidemment, ce n’est pas confortable. Ce n’est pas censé l’être non plus.


Et nous vivons dans une ère où tout est fait pour nous divertir, nous distraire de ce qui se passe réellement dans nos corps, nos cœurs, nos âmes. Et ce, de manière à la fois évidente et insidieuse.


Si l’inconfort devient souffrance, il y a matière à davantage de réflexion.


Qu’est ce que mon corps essaie de me communiquer ?

J’ai toujours été une personne de nature hyper sensible. Donc, c’était naturel pour moi à un très jeune âge de me poser des questions sur la signification de mes douleurs menstruelles.


Malheureusement, je n’ai pas obtenu de réconfort dans les réponses données, ou par mes parents, ou par le système médical. En fait, mon intuition refusait d’admettre comme sensées des réponses telles que: « Eh bien, c’est comme ça…les femmes ont mal au ventre pendant les périodes. » ou « Je pourrais te prescrire des anti-inflammatoires puissants ou la pilule contraceptive pour gérer tes douleurs. »


Devinez quoi? J’ai eu beau essayer un tas de choses, les douleurs, les crampes, les émotions vives étaient toujours au rendez-vous. Parfois légèrement atténuées par une bouillotte, une tisane ou des mots réconfortants, mais toujours bel et bien présentes.


Le manque criant d’éducation sur le sujet me fait mal au cœur.
vin rouge

Le sentiment que l'épisode menstruel est relégué aux oubliettes, classé sans intérêt, banal et indigne de s’y attarder, voire encore tabou par l’ensemble de la population m’exaspère. Souffrons, mais surtout, en silence;


« Arrangez-vous, gérez-vous ! On ne veut pas le savoir. »


Je vous éclaire un peu en chiffres sommaires: cette année et toutes les années pendant une moyenne disons de 40 ans, les 4 milliards de personnes nées avec un utérus saigneront, à raison de 13 fois l’an. Cette occurrence aura eu lieu 2080 milliards de fois sur quatre décennies !


Une femme a ses règles entre 350 et 450 fois dans sa vie.


Tout ce sang qui coule sur la terre et nous n’avons pas mieux à leur donner comme enseignement que :« c’est comme ça, c’est tout » et surtout « ça ne m’intéresse pas ».


Très peu de scientifiques se penchent sur les recherches à ce sujet dans le but d’apporter de meilleures réponses et un réel soutien.


C’est une aberration.


Bref, pour en revenir à mon histoire, la jeune femme que je devenais n’était pas outillée pour bien gérer le fait d’avoir du sang entre les jambes chaque mois. Toujours pas convaincue par les réponses communes, je n’ai jamais cessé de m’interroger, de chercher ailleurs.


Peu à peu, inconsciemment au début car j’étais encore trop jeune, j’en suis venue à plonger à l’intérieur de moi, à demander à la sagesse de mon utérus de me dire ce qu’il voulait que je comprenne.


C’est dans les moments où je souffrais vraiment beaucoup que j’arrivais à me déconnecter du mental pour entendre la voix de mon corps.
femme douleur ventre

Ça me déprimait chaque fois. Dans mes crises de douleurs, j’ai presque prié pour ne pas être née dans un corps de femme. Même que j’éprouvais de la haine envers les hommes, parce qu’eux, ne vivaient pas ça.


C’était injuste!


Et bien sûr, si les hommes vivaient ce que nous vivons une fois par mois, les études, l’éducation sur le sujet, le soutien, la médication et la compréhension sociale seraient bien différents! Mais c’est un autre sujet…


C’est donc vers la fin de ma vingtaine que j’ai doucement, finalement, choisi d’apprivoiser la situation car, que je le souhaite ou non, j’allais devoir y faire face pour plusieurs années encore. Puisque je n’étais pas encline à modifier ma condition naturelle à l’aide de moyens anti-contraceptifs, je me suis peu à peu tournée vers les produits naturels et les plantes.


Ça m’a aidée quelque peu, mais, encore, il manquait quelque chose. À chaque mois, j’avais la sensation de perdre complètement la maîtrise de ma vie, de ne plus rien contrôler, d’être envahie par une entité qui ne me ressemblait pas.


Je me sentais même MOINS QUE, à cause de…
femme triste

Je me sentais comme souffrant d’un handicap, diminuée par cette occurrence mensuelle, menstruelle.


Et vous savez aussi bien que moi à quel point c’est encore tabou d’en parler! Mon réflexe premier pour atténuer ou adoucir les souffrances n’était pas d’en parler avec mes amies ou d’autres femmes.


Quand j’ai voulu être enceinte, je me suis intéressée un peu plus à tout le cycle menstruel, pas seulement quand le sang arrive. J’ai beaucoup appris sur mon corps et j’ai découvert tout un autre univers. J’ai conscientisé et honoré un peu plus ce cycle qui me permettrais de créer la vie.


Apprendre à le connaitre m’a permis d’entamer un parcours de paix entre lui et moi. Et j’ai appris à reconnaître les autres signaux que mon corps m’envoyait dans les phases pré-ovulatoires et ovulatoires. J’ai appris à calculer assidûment le nombre de jours de mon cycle. J’ai constaté que je n’étais pas très régulière, que j’avais un cycle bien plus court que le 28 jours de moyenne.


Bref, un nouveau chemin s’ouvrait à moi. Les douleurs ont commencé à se calmer. Pour l’aspect émotif, il restait du chemin à faire…


La grossesse à été LE point tournant.
robe rouge

Ce n’est pas nécessairement le cas pour toutes mais, pour moi, c’est ce qui a ouvert la connexion entre mon cœur et mon utérus. Je n'avais comme pas le choix et, en plus, c’était bon de sentir qu’il y avait de la vie dans le creux de mon ventre. Je ressentais déjà de l’amour pour cette vie et même pour mon utérus qui était en train de faire tout le travail de création.


J’ai finalement commencé à « rendre à César ce qui revient à César » ! Mon utérus était un dieu à ce moment-là. Je le vénérais et l’honorais à tous les jours. Je n’en revenais pas qu’un tel organe puisse créer la vie à partir d’un œuf et d’une semence. C’est juste divin quand on y pense vraiment. Et pourtant, c’est aussi tellement banal car c’est ça la vie, tout le temps.


Et cet utérus qui va s’étirer jusqu’à presque 5 fois en fin de grossesse. (Pour ma part, avec une grossesse gémellaire c’était 6. C’est énorme ! Le saviez-vous ?)


Et ce même utérus qui saura comment expulser le bébé et son placenta hors du corps de la femme avant de retourner à sa taille originale très rapidement.


À mes yeux, c’est l’organe le plus intelligent !


Alors toutes les fois où j’ai saigné avant, c’était pour ça !?


Finalement, si on saigne la moitié de notre vie à tous les mois pour donner la vie, ne serait-ce qu’une seule fois, c’est un mince sacrifice… À mon avis. Bien sûr, toutes ne pensent pas comme moi et c’est bien correct ainsi.


Suite à cette grossesse, ça n’a plus jamais été pareil avec mon cycle menstruel.


Nous avons fait la paix. J’ai compris son utilité, j’ai honoré sa présence et j’étais ouverte à recevoir ses messages.
porte rouge

Comme je l’ai dit, c’est un organe intelligent. Alors toutes les fois où je suis sur le point de saigner, il essaie de me dire quelque chose de bien précis.


Que ce soit: « prends du repos », « appelle telle personne et dis-lui ce que tu ressens », « ton corps a besoin de soins », « mange différemment », « impose une limite », « laisse tes émotions te traverser », « cette personne ou ce travail est toxique pour toi », « laisse tomber ce projet » ou encore « il est temps de passer à l’action ».


Ces messages sont d’une importance telle que, si je ne les écoute pas, je payerai le prix quand mon sang arrivera. J’aurai soit des crampes, des migraines, des crises de larmes ou des excès de colère, une impatience et une intolérance démesurées. Sans compter que je vais continuer d’avancer dans une direction qui n’est pas la meilleure. En bout de course, j’en souffrirai.


Alors, j’ai tout intérêt à les considérer !


Depuis que je m’applique à m’arrêter pour entendre dans ces moments ce que mon utérus veut me révéler, le jour où le sang coule, je suis en joie. Je suis dans la gratitude et je le remercie de me révéler ses secrets.


Cette connexion est maintenant si précieuse.


Aujourd’hui, le respect que je le lui porte est plus grand que tout. En réponse à ce respect il m’offre des messages puissants livrés dans une douceur infinie.


Le plus beau de tous est : « Les SPM ne sont pas responsable des maux. Ils sont plutôt les lunettes qui te permettent de voir où le corps a besoin d'attention. »


Et je crois que c’est un précieux cadeau qui nous est offert à nous, les femmes, et toutes les personnes nées avec un utérus.


Et by-the-way, pour celles qui n’ont plus d’utérus, l’empreinte énergétique n’en est pas moins présente. Le cycle est là, différemment. Il fait partie de notre ADN, avec ou sans l’organe.


La sagesse du monde, c’est nous qui la portons au creux de nos ventres.


Qu’en pensez-vous ?

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